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Avec le « Monstre » Aragon
Voilà trois évènements autour de poèmes et de textes d’Aragon lus par des poètes à l’occasion de trois promenades commencées à l’automne 2025 et poursuivies au printemps et à l’été 2026, malgré quelques adversités climatiques, pluie ou canicule.
Le paysan de Paris, publié un 26 septembre 1926, nous a offert avec son centenaire une invitation à parcourir ensemble Paris et rassembler les éléments d’une exposition poétigraphique revenant sur ces itinéraires avec les résonances portées par les poètes qui y ont participé.
Remettre Aragon en lumière, mis sous le boisseau et poursuivi par un injuste ostracisme si difficile à surmonter, c’est rendre justice à l’un des plus grands auteurs français du XXe siècle, une conviction partagée.
Lors du vernissage, journée du centenaire du paysan de Paris, lecture a été faite des poèmes écrits en résonance avec les textes choisis d'Aragon, entrecoupés de poèmes mis en chansons et interprétés par Hassiba Ho accompagnée par Hafid Gafaïti, un mémorable moment
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Evènements
Voilà quatre évènements autour de poèmes et de textes d’Aragon lus par des poètes à l’occasion de trois promenades commencées à l’automne 2025 et poursuivies au printemps et à l’été 2026, malgré quelques adversités climatiques, pluie ou canicule.
Le paysan de Paris, publié un 26 septembre 1926, nous a offert avec son centenaire une invitation à parcourir ensemble Paris et rassembler les éléments d’une exposition poétigraphique revenant sur ces itinéraires avec les résonances portées par les poètes qui y ont participé.
Remettre Aragon en lumière, mis sous le boisseau et poursuivi par un injuste ostracisme si difficile à surmonter, c’est rendre justice à l’un des plus grands auteurs français du XXe siècle, une conviction partagée.
Lors du vernissage, journée du centenaire du paysan de Paris, lecture a été faite des poèmes écrits en résonance avec les textes choisis d'Aragon, entrecoupés de poèmes mis en chansons et interprétés par Hassiba Ho accompagnée par Hafid Gafaïti, un mémorable moment.
Notre ami Volito a organisé une passionnante lecture à plusieurs voix de son épopée de la Commune de Paris 1871 en decasyllabes
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3ème soirée aragonienne
Jeudi 25 Juin 2026, 19:00
19, rue du Pont Louis-Philippe 75004 Paris
En raison de la forte chaleur, la promenade initialement prévue est remplacée par une rencontre à la Galerie Art & Société (PCF Paris Centre)
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La crise du livre et de l’édition
La levée de bouclier contre l’emprise de Bolloré à la suite de l’éviction d’Olivier Nora de ses fonctions chez Grasset a mis en lumière une partie de ce qui se joue en sous-main dans le monde de l’édition. À vrai dire, pour bien le comprendre, il faut d’abord prendre la mesure de la gigantesque opération de mainmise sur les gros moyens d’information, la presse, le cinéma et maintenant l’édition qui s’est perpétrée depuis une quinzaine d’années.
Au point qu’on doit poser la question : que reste-t-il de la fameuse indépendance de la presse telle qu’elle était voulue par le Conseil national de la Résistance ?
Aujourd’hui, les neuf dixièmes de la grande presse française sont passés entre les mains de grands groupes financiers. Ils les ont acquis sous prétexte de la sauver de la faillite, en vérité pour intervenir sur l’opinion publique. Évidemment, quand ils sont dans la place ils décident, et en particulier ils nomment les directeurs qui leur conviennent. Les grandes chaînes de télévision, les quotidiens, les hebdomadaires sont tous peu ou prou dans cette situation. Bolloré fait comme les autres et en profite éhontément pour imposer ses vues personnelles dont chacun sait qu’elles sont particulièrement à droite, et c’est bien pour qu’elles soient mises en œuvre avec une force nouvelle qu’il a investi ce secteur. Orienter et dominer la culture a toujours été un moyen de formater l’opinion.
Ce qui se passe actuellement chez Grasset s’est déjà produit chez Fayard, autre éditeur racheté par Bolloré en même temps que l’ensemble des maisons d’édition du groupe Hachette. La directrice Isabelle Saporta a dû partir pour être remplacée par Lise Boëll connue pour avoir réalisé le lancement du dernier livre de Zemmour. De Villiers, Bardella, Zemmour, promotionnés avec de gros moyens, deviennent ainsi les figures de proue de la pensée politique française. Il y a comme un relent des années 40...
Le livre est certes un objet qui coûte, qui ne peut donc être déconnecté de sa matérialité économique, mais celle-ci a toujours été compatible avec la diversité, et le pluralisme doit être non seulement préservé mais renforcé.
De même que doit être préservée l’existence des librairies, élément traditionnel indispensable à la vitalité de la culture. Or les librairies vivent mal, leur nombre se réduit. Les supermarchés deviennent dans les petites villes quasiment le seul lieu où se trouvent des livres. Mais quels livres ? Amazon s’accapare le marché des milieux populaires et détruit systématiquement les librairies.
La lecture, le livre devraient être une cause nationale. On ne peut aucunement compter sur le gouvernement actuel pour réagir et créer les conditions qui permettraient au pluralisme politique et culturel de vivre. La caporalisation de l’édition est en marche.
La menace sur la culture devient un enjeu politique nouveau qui doit être considéré au même titre que les autres grandes questions dans les débats politiques des présidentielles qui viennent.
Société des Amis de Louis Aragon et Elsa Triolet
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La Société des Amis de Louis Aragon et Elsa Triolet
au 43ème Marché de la Poésie

Vous êtes bienvenus au stand 614, à l'intérieur du 43ème Marché de la Poésie où vous trouverez nombre d'ouvrages d'Aragon, d'Elsa Triolet, avec ceux des biographes ou critiques littéraires, ou encore les ouvrages de Franck Delorieux ou de Jean Ristat.
Les publications de la SALAET, Les Annales, Faites Entrer l'Infini, Ecoutez-voir seront à disposition, ou encore des exemplaires anciens des Lettres Françaises.
Les membres de la SALAET seront présents pour faire part de leurs activités avec l'association pour vous inviter à y contribuer.
Quelques rendez-vous aussi:
- Mercredi 3 juin: installation de l'exposition photographique de Sylla Grinberg inspirée par Le Paysan de Paris, en présence du photographe
- Jeudi 4 juin après-midi : accueil de scolaires, accompagnés par leur enseignante, qui liront leur sélection de textes
- Vendredi 5 et Samedi 6 juin après-midi: en écho aux promenades aragoniennes co-organisées par Hassiba Hô et Henri Blotnik, lecture par les poètes, Annie Dana et Charlotte Rita, de textes tirés d'un chapeau par les visiteurs
- Dimanche après-midi à 15 heures: rencontre avec Hélène Tagand, traductrice de Bobby Sands, poète et martyr de la résistance irlandaise, qui présentera ses travaux
L'Irlande étant mise à l'honneur cette année, après lecture de nos Annales nous rappelons sur une affiche la grande connaissance d'Aragon en matière de littérature anglaise, traducteur de Lewis Carroll (La Chasse au Snark) qui cite fort à propos, lors d'un rassemblement de solidarité antifasciste à Londres, une poésie de Shelley.
Nous rappelons encore que Bobby Sands n'a pas manqué dans son poème "The Rhythm of Time" d'évoquer les rues du Paris révolutionnaire!
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Il y a 45 ans, succombait Bobby Sands
Le 5 mai 1981, le militant républicain et poète Robert Gerard Sands, décédait à l'âge de 27 ans, après des années de prison et une grève de la faim de 66 jours dans une cage du bloc H du sinistre camp de Long Kesh, faisant face à la criminelle inflexibiité de Margaret Thatcher, malgré l'émotion internationale et l'élection de Bobby Sands, élu député au Parlement au 41ème jour de grève. Neuf de ses compagnons qui participaient du même mouvement périrent à leur tour, sans plus de clémence de l'amie du dictateur chilien Pinochet. Les mineurs écossais, gallois comme britanniques seront ensuite victimes de l'acharnement de la hautaine "dame de fer".
A l'époque, pour beaucoup, nous découvrions en France l'intensité du combat des républicains irlandais et Bobby Sands fut reconnu comme un martyr combattant. Son oeuvre d'écriture, produite aussi en forme de résistance clandestine dans la prison avec grands risques, est elle mieux connue des ses compatriotes: les délégués au congrès du Sinn Fein, il y a quelques jours, auxquels on demandait quel poète les représenterait répondaient spontanément en indiquant le nom de Bobby Sands.
Un de ses poèmes les plus connus "The Rhythm of Time" ne manque pas d'évoquer les rues misérables et révolutionnaires de Paris et la prise de la Bastille, qu'Aragon a si bien décrites, nous touche particulièrement:
It burst forth through pitiful Paris streets,
And stormed the old Bastille,
And marched upon the serpent’s head,
And crushed it ‘neath its heel.
Grand connaisseur de la littérature anglo-saxonne, Aragon comme le dernier numéro de nos Annales les rappelle, n'avait pas manqué de rappeler la tradition de solidarité internationale dans la poésie irlandais, citant en 1938 pour inviter à soutenir la république espagnole, le poème de 1819 de Percy Bysshe Shelley "Before the Spaniards had recovered their liberty".
Alors que l'Irlande sera mise à l'honneur lors du prochain Marché de la Poésie à Paris, nous ne manquerons pas d'y revenir.
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Promenade aragonienne
Dimanche 12 Avril 2026, 16:00-19:00
Cette promenade se déroule dans l'est parisien et démarrera, Le Paysan de Paris programmé au concours de l'année y invitant, devant la Mairie du 19ème arrondissement, se poursuivra aux Buttes Chaumont, puis Place du Colonel Fabien, Rue de la Grange aux Belles, le long du Canal Saint-Martin et se terminera Gare de l'Est.
7 arrêts marqueront cette déambulation au cours de laquelle trente textes d'Aragon seront déclamés par les unes, les uns ou les autres des poètes ou ami.es.
Compter 3 heures
NB: Consulter à nouveau le site en cas d'actualisation en cas d'alea climatiques
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Exposition de deux artistes, Maria Berlioz et Ghislaine Deleaz
Le vernissage aura lieu pendant le Printemps des Poètes, appelé dans la région Auvergne-Rhône Alpes : Le Magnifique Printemps
Pendant ce vernissage résonneront des textes d'Aragon et ceux du poète invité Guillaume Dreidemie. Les poèmes seront lus par Guillaume Dreidemie et Alain Saint Patrice
Pour plus de renseignements : www.magnifiqueprintemps.fr
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L'Autre Livre
21-22-23 Novembre 2025
Salon international de l'édition indépendante
Mairie de Paris 5ème arrondissement,
21 Place du Panthéon, 75005 Paris
Vendredi 14:00-18:00, Samedi 10:00-19:00, Dimanche 10:00-18:00
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La Société des Amis de Louis Aragon et Elsa Triolet sera présente
comme les années précédentes lors du Salon de L'Autre Livre,
nous serons heureux de vous y retrouver.
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Lire et relire Elsa Triolet:
Soyez au Rendez-vous des étrangers
Par Vincent Taconet, Professeur de Lettres Classiques et membre de la Société des Amis de Louis Aragon et Elsa Triolet.
Cet article est le deuxième d’une série que Liberté Actus propose en collaboration avec la Société des Amis de Louis Aragon et Elsa Triolet, dans le cadre du 80e anniversaire du prix Goncourt décerné à Elsa Triolet.
Ce deuxième article de la série publiée avec Liberté Actus veut rendre hommage à la romancière Elsa Triolet et rappeler l’importance de son œuvre et concerne Le Rendez-vous des étrangers. Ce roman est publié en 1956, alors que la guerre française d’Indochine vient de prendre fin avec la défaite de Dien Bien Phu, que celle d’Algérie se profile, et que déjà, comme sous Vichy, mais ce n’est pas si étrange, l’étranger est présenté comme le profiteur indésirable ou celui qui détruit la France.
Elsa Triolet qui a éprouvé dans sa vie ce que signifie être séparée de sa patrie a donné avec ce Rendez-vous des étrangers un de ses grands livres, toujours d’actualité.
L’expression «rendez-vous», devenue nom commun, est savourée et souvent intégrée dans bien des langues étrangères, comme en témoignent nombre de scènes sentimentales dans les films américains. Le Rendez-vous des étrangers, roman d’Elsa Triolet, est donc un titre fort bien venu, à tous égards.
Mais qu’on ne s’y trompe pas. Si l’amour n’en est pas absent, ce roman évoque avant tout les questions de l’accueil et de la solidarité, du partage avec ceux et celles qui, venus d’ailleurs, ne sont nulle part chez eux, ne peuvent que trahir ou oublier leur langue dite maternelle. De même que ceux venus d’ailleurs se savent fragiles et souvent mal jugés ou menacés, ceux d’ici regardent souvent ceux venus d’ailleurs avec suspicion.
Si ce roman n’a pu, en 70 ans, se voir réédité en livre de poche, c’est sans doute parce que, roman d’Elsa Triolet, il a droit à un ostracisme certain... mais c’est aussi, sans doute aucun, parce qu’il aborde avec détermination et originalité les chocs entre cosmopolitisme et internationalisme, entre patriotisme et nationalisme. Ces questions se posent de nos jours dans des termes tout à fait différents de ceux de 1953-1954 (le roman se déroule du printemps 53 à janvier 1954) ou de 1956 (date de parution) mais les approches idéologiques, l’accueil et la situation faite aux étranges étrangers (Prévert), les manifestations individuelles de xénophobie et l’approche de ces questions par l’État, sont encore et pour longtemps de pleine actualité en 2025.
Elsa Triolet les aborde avec sa connaissance fine du réel, avec son expérience personnelle incontestablement, mais aussi avec une part importante d’invention romanesque, d’imagination, qui ouvrent aux lectrices et lecteurs autant de pistes, d’interrogations, de plaisir, que le permet une œuvre « de son temps », riche de réflexions... pour le nôtre.
C’est bien parce que le réalisme d’Elsa Triolet est expérimental qu’il échappe au dogmatisme (Staline meurt en mars 1953) et offre un roman ancré dans son époque… et de pleine actualité... des dizaines d’années plus tard.
Elsa, Olga, Greta
Elsa Triolet, le préfaçant dix ans après la parution de novembre 1956, révèle avoir envisagé de le nommer dans son projet liminaire Étrange étrangère. Elle aurait alors uni dans ce titre rêvé, à la fois son propre vécu de Russe exilée en France et celui du personnage d’Olga Heller. Résistante (comme Elsa) aussi discrète qu’efficace contre les nazis, elle est dans Le Rendez-vous des étrangers objet de toutes les convoitises et de toutes les respectueuses et empressées adorations des hommes qu’elle rencontre ou a rencontrés. On ne sera pas étonné de découvrir qu’Elsa Triolet a choisi une superbe photo de Greta Garbo (p. 170 du tome 27) pour nous suggérer la beauté et le charme d’Olga. Elle connaîtra avec Frank Mosso un amour aussi partagé qu’inabouti. Ce Frank Mosso, scénariste américain inquiété par la commission des activités antiaméricaines, s’est réfugié en France avec sa famille et exerce sa vraie passion pour la peinture à Paris. («C’étaient des gens qui n’avaient qu’une seule patrie, l’Art !») Mais le voici accusé de sympathies communistes parce que, charmé, il fréquente Olga, soupçonnée (à l’image d’Elsa ces années-là !) de «travailler» pour la Guepéou.
Ce personnage d’Olga, fascinant, fait donc le lien entre d’anciens résistants, connus alors et parfois sauvés par elle, mais qui dix ans plus tard ont suivi des trajectoires et vécu des existences bien différentes, politiquement ou sentimentalement.
«Et la vie a tourné sur ses talons de verre», comme l’écrit Elsa, en contrebande, citant, avec un clin d’œil, Aragon dans Les Yeux d’Elsa... (1942)
Mine de rien, mine de tout
Si le roman s’attache à évoquer toutes sortes d’étrangers, de toutes origines, de toutes conditions... et de toutes opinions, il faut évidemment rappeler qu’il consacre de nombreux chapitres aux mineurs du Nord, aux Polonais, à leur misère, à leurs fêtes, à leur solidarité. Comme il est dit de Serge avec humour (ch. XX) : «Il voulait voir ces mineurs transplantés de Pologne et repiqués dans la terre de France comme des salades. Il voulait voir si elles avaient pris, ces salades, et s’il allait rencontrer des Polonais ou des Français.» C’est aussi le moment où Elsa Triolet choisit d’évoquer les ravages de la guerre de 1914-1918, encore visibles des années plus tard :«Le gazon des cimetières était lisse, les allées ratissées. Et ceux qui avaient été si bien déchiquetés qu’on n’en avait pu recoller les morceaux, ceux qui s’étaient volatilisés sans laisser de trace, avaient leurs noms gravés dans la pierre des monuments collectifs.» Yves, avocat, et Serge donc, un des héros du roman, sont accueillis chaleureusement et vont passer quelques jours dans le Nord. Il en résultera, entre autres, que Serge le communiste déclarera à ses amis le 31 décembre, quelques mois plus tard : «Mes chers amis, je vous annonce un heureux événement... deux heureux événements : le mariage de Serge Kremen, musicien, avec Mlle Anelle Prokowicz ouvrière textile... premièrement ; et deuxièmement, l’espoir qu’ils ont tous deux d’avoir d’ici quelques mois un enfant de sexe encore inconnu, mais qu’ils seront heureux d’accueillir, garçon ou fille !».
Outre les mineurs polonais, les républicains et communistes espagnols sont fortement présents, et Elsa Triolet ne manque pas l’occasion de rappeler leurs difficiles conditions de vie et de combat et les formes d’expulsion alors présentes : «Et allez ! À la gare, en route pour le Cantal, les Vosges, la Corse ou l’Afrique». Les exilés, sans ressources, y étaient complètement coupés de leurs camarades. On pense, en 2025, aux «battues anti-migrants» exaltées par Donald Trump et aux obsessions de Bruno Retailleau.
Avec Grenade pour Fil rouge
L’originalité du roman tient cependant en premier lieu du fil, rouge ô combien, offert aux lectrices et lecteurs avec le poème de Mikhaïl Svetlov, Grenade (1926). Elsa Triolet, ce qu’elle n’avoue pas, en offre une magistrale traduction dans une prosodie originale. Le poème, superbe, est évoqué au moins sept fois dans le roman. Il est donné notamment dans son intégralité au chapitre V, mais aussi avec sa portée... musicale (compositeur hongrois, Vladimir Kosma) au chapitre XXIX. Il est le moment, pour les personnages, d’une solidarité concrète et symbolique. Son origine d’abord : «C’est une poésie que Serge, Alberto et leur ami Patrice Grammond ont ramené du camp». Elle va permettre le rendez-vous des étrangers. Les dernières phrases du roman le disent mieux que tout. Fernando, le communiste espagnol déclare : «Je vous prie d’apprécier cette chanson : les paroles sont d’un Russe, la musique d’un Hongrois, elle est chantée, en français, par un Espagnol, qui la chante pour un petit Italien... Vous allez voir ce qu’elle dit...»
Cette chanson en évoque une autre («Pomme petite pomme où roules-tu comme ça ?») marquée par le fatalisme de la guerre.
Mais Grenade chantée sur le sol russe par les soldats de l’armée rouge, assigne un but au combat révolutionnaire et exprime un rêve internationaliste :
Pour qu’à Grenade on donne
La terre aux paysans
Dix ans avant la guerre d’Espagne !
L’Ukrainien qui vit cette utopie dans les rangs bolcheviques va mourir au combat... mais son rêve exprime puissamment les aspirations révolutionnaires de millions d’hommes ou de femmes.
Cet article laisse de côté bien des aspects de ce roman foisonnant. Lectrices et lecteurs se chargeront, pour leur plaisir, de remédier à ces insuffisances, en méditant mélancoliquement sur l’espoir d’un personnage : «Mais il viendra, le temps sans serrures, les jours de la confiance vont arriver…»
Paru sur:
https://liberte-actus.fr/culture/conseils-lecture/article/soyez-au-rendez-vous-des-etrangers
Lire aussi le premier article de la série Le Prix Goncourt d'Elsa Triolet:
https://liberte-actus.fr/culture/conseils-lecture/article/le-prix-goncourt-d-elsa-triolet
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Promenade Aragonienne
Vendredi 3 Octobre 2025, 18:30

Dix escales poétiques à Paris, du Pont-Neuf à la Place Aragon
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Lire et relire Elsa Triolet : Le prix Goncourt d’Elsa Triolet
Par Marie-Thérèse Eychart, Maître de conférences honoraire à l’université de Lille. Éditrice d’Elsa Triolet et d’Aragon
Cet article est le premier d’une série que Liberté Actus propose en collaboration avec la Société des Amis de Louis Aragon et Elsa Triolet, dans le cadre du 80e anniversaire du prix Goncourt décerné à Elsa Triolet.
Quand éclata la guerre en 1940, nombreux furent les écrivains qui cherchèrent à quitter la France et les amis américains du couple Aragon les pressèrent de les rejoindre. Il n’en était pas question, ils étaient certains que «le pays ne se laisserait pas faire», selon le mot d’Elsa Triolet.
À cette époque, Elsa Triolet n’était pas une débutante. Si ses romans en russe étaient inconnus en France, dès ses premiers écrits en français, elle avait acquis une certaine notoriété. En 1938, Bonsoir, Thérèse avait été admiré par Sartre et Nizan et en 1942 Mille Regrets avait soulevé l’enthousiasme de Roger Martin du Gard et de Max Jacob. Écrit pour contourner la censure, on y trouve «le quotidien désespérant, navrant, de l’époque», selon leur autrice. Puis, en 1943, la parution du Cheval blanc (disponible en Folio) eut un beau succès d’estime chez ses confrères. De Max Jacob, Joë Bousquet, Robert Desnos, Albert Camus, à Pierre Seghers ou Francis Carco, les éloges furent unanimes. Ce dernier vota d’ailleurs en décembre 1943 pour l’attribution du prix Goncourt à ce roman. Le livre, ressenti comme un ouvrage de contrebande - «l’art de faire naître des sentiments interdits avec des paroles autorisées» - , toucha un lectorat «non spécialisé», et parvint jusque dans les prisons, là où il était compris.
Ce roman est en effet remarquable par sa puissance romanesque qui emporte le lecteur au long des années de la première moitié du XXème siècle au début de la Seconde Guerre mondiale, de l’enfance du héros, Michel Vigaud, à sa mort au combat. Courant le monde d’aventure en aventure, des bas-fonds de la société aux milieux des artistes, de la mode ou de la grande richesse américaine, il vit au hasard, sans but, en proie à l’obsession d’un rêve beau mais dérisoire : être le chevalier qui délivrera la belle aux tresses blondes. Du chevalier, il a la beauté, le courage, la générosité mais il ne comprend rien de son époque. Il est un «enfant du siècle», en rien préparé à ce qui va advenir. Il vit «en pure perte» jusqu’à la rencontre d’un grand amour qui, dans la souffrance et l’échec, lui permettra d’ouvrir les yeux et de voir enfin le monde tel qu’il est et ses catastrophes. Pour Elsa Triolet, «Michel existe avec son temps, il en est le produit et la victime. Et après tout, l’époque est peut-être bien le héros principal de ce roman».
Elle a écrit ce roman à Nice où le couple vivait dans une petite maison de pêcheurs où, exilé de Paris, il était réfugié, en attente des contacts venant de la résistance communiste qui s’organisait. Quand les Italiens arrivèrent pour occuper Nice en novembre 1942, tout bascula brutalement. Ils entrèrent en clandestinité. L’Histoire s’accélérait sous l’action d’une Occupation de plus en plus répressive et d’une Résistance de plus en plus active.
C’est donc réfugiés à Lyon puis à Saint-Donat qu’Elsa Triolet et Aragon menèrent leurs activités de résistance dans laquelle l’écriture tenait une place essentielle mais dont la forme de la contrebande utilisée jusque-là par Elsa Triolet ne lui paraissait plus correspondre à la nouvelle situation. Une littérature de résistance qui s’affirmait comme telle lui succéda.
Les Amants d’Avignon parurent donc illégalement sous le pseudonyme de Laurent Daniel - hommage à Laurent et Danielle Casanova - en octobre 1943, aux Éditions de Minuit. L’histoire de Juliette Noël, petite dactylo qui ne s’était jamais intéressée à la politique, aurait dû être banale comme tant d’autres. Mais la violence des événements bouscule ce destin et Juliette devient résistante. Ignorante des choix politiques, elle ne s’est pas souciée de savoir si son réseau était gaulliste, communiste ou autre. L’évidence qu’il fallait résister à l’horreur de la situation de la France s’imposait à elle sans avoir besoin d’y réfléchir, quitte à mettre sa vie en jeu. Ce qui intéressait Elsa Triolet dans ce personnage, c’était précisément cette apparente banalité de la jeune femme qui représentait la vie ordinaire de tous ceux qu’on nomme «petites gens» et qui dans certaines circonstances se révèlent capables d’un héroïsme inouï avec toujours la même simplicité d’être, risquant la torture et leur vie comme si cela allait de soi. À contre-courant des récits sur l’héroïsme de personnages hors du commun et dotés d’une conscience politique qui sont souvent attendus dans la littérature «héroïque», Elsa Triolet choisit de leur rendre justice au travers de cette jeune femme dont les rêves amoureux se brisent sur la réalité d’un temps d’Apocalypse, d’un temps où il n’y a pas d’amour heureux possible. Elsa Triolet a néanmoins glissé un hommage aux communistes sacrifiés dans ces combats : «Après la guerre, il faudra compter avec eux, on ne pourra pas gouverner le pays sans le parti des fusillés» dit un résistant. Elsa Triolet se déclara fière qu’à la Libération cette formule soit reprise par le parti communiste : «Adhérez au parti des fusillés/ comme dit un écrivain de la Résistance».
Si Les Amants d’Avignon ouvrent le recueil, c’est un des récits qui suit, Le Premier accroc coûte deux cents francs (disponible en Folio), qui donne son titre au livre publié en 1945. Il s’agit d’un reportage dans le maquis, à peine travesti, que fit Elsa Triolet et dont une partie parut dans les Lettres françaises clandestines - récit passionnant qui raconte un parachutage et les atrocités commises par des soldats allemands qui tuent, violent, pillent, saccagent avant leur fuite et l’annonce du débarquement.
Les deux autres nouvelles du livre furent écrites par Elsa Triolet à Saint-Donat, entre ses déplacements pour la Résistance. Avant de partir, elle enterrait ses manuscrits dans une boîte en fer dans le sol de la remise. Il n’est pas anodin qu’Elsa Triolet ait fait de ce rituel bien réel un motif de la fiction qui prit le titre de Cahiers enterrés sous un pêcher. Louise Delfort, l’héroïne, n’est pas Elsa Triolet mais elle en porte beaucoup de traits, en particulier des bribes de vie de son enfance dans sa Russie tant aimée dont elle garde un souvenir émerveillé, le souvenir de sa sœur et d’un beau Vladimir dont le prénom de fiction évoque un autre Vladimir bien réel, et celui de ses amours et de ses échecs. «J’ai tressé la vie de Louise avec mon passé romanesque». Louise porte aussi beaucoup des angoisses et des obsessions de la narratrice qui brouille les cartes de la vie réelle en intégrant au récit des personnages de ses autres romans. On y croise Elisabeth et Bielenki du Cheval blanc, Alexis Slavsky, héros de l’autre nouvelle. Ce peintre qui ne se préoccupe que de sa peinture, incapable de penser à autre chose est pourtant un homme de qualité qui aurait pu, si on avait fait appel à lui, donner sa vie pour son pays. Elsa Triolet fait ici un très beau et subtil portrait de ces «monstres sacrés» absorbés par leur art, Matisse par exemple qu’elle admirait, pour que nous les comprenions sans les juger.
En juillet 45, les circonstances historiques bousculent le rituel des prix, le Goncourt pour l’année 44 est attribué au Premier accroc coûte 200 francs. C’est la gloire pour Elsa Triolet placée sous les lumières de l’actualité. Ce Goncourt était d’autant plus glorieux qu’il fut le premier à être décerné à une femme. Elle qui avait tant souffert de se sentir étrangère et suspecte avait gagné sa place de Française et d’écrivain français.
Pourtant, c’est au travers de cette consécration célébrée dans la presse que l’on voit se forger tous les a priori qui pèseront sur l’image de la romancière et de son œuvre. En effet, une question se pose alors : qui l’Académie Goncourt a-t-elle vraiment récompensé ? Une personnalité emblématique de la Résistance, qui plus est, et assimilée aux communistes ? Une femme écrivain dont le talent n’est pas encore reconnu de tous ? Ou l’épouse d’Aragon, personnalité devenue influente mais contestée du monde littéraire ?
Finalement, le Goncourt qui aurait dû permettre à Elsa Triolet une ascension continue dans le monde des lettres fut en réalité un facteur de difficultés. En sont responsables les circonstances d’attribution du prix et surtout la presse qui en rendit souvent compte avec des louanges à double tranchant. Tout conduisit à favoriser une lecture réductrice des œuvres ultérieures et à créer une image fantasmatique négative.
Elsa Triolet, qui en souffrit longtemps, retrouva sur la fin de sa vie une certaine sérénité, frappante dans La Mise en mots : «Détruire sa légende n’est pas une mince affaire pour le romancier. Je ne m’y attache pas. J’écris. Ne tirez pas sur le pianiste !»
Heureusement les œuvres sont là et, comme veut le penser la romancière : «Le lecteur complice et ami existe, c’est certain. Et j’irai encore à mon rendez-vous d’amour avec lui.»
Publié sur: https://liberte-actus.fr/culture/conseils-lecture/article/le-prix-goncourt-d-elsa-triolet
Lire aussi le deuxième article de la série:
https://liberte-actus.fr/culture/conseils-lecture/article/soyez-au-rendez-vous-des-etrangers
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Les Dernières années d'Aragon avant la guerre
Comme l'indique sa couverture, ce numéro des Annales, porte sur l'édition chronologique des articles et textes d’Aragon publiés dans les années 1937-1939 et comprend des textes et articles de : Commune, Ce soir, Left Review, Monde, Regards, L’Humanité, Vendredi, Europe.
Le numéro 27 des Annales de la Société des Amis d’Aragon et d’Elsa Triolet est disponible et peut être commandé aux éditions Manifeste: https://editionsmanifeste.fr/livre/annales27/
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Aragon : Essais littéraires
La collection La Pléiade chez Gallimard, vient d'ajouter à ses volumes sur les oeuvres poétiques et romanesques d'Aragon, un nouveau volume rassemblant ses essais littéraires
Sous la direction d'Olivier Barbarant, avec la collaboration de Marie-Thérèse Eychart et de Dominique Massonnaud
Parmi les articles commentant cette sortie, deux articles parus dans Le Monde et Le Figaro:
- « Essais littéraires » : Aragon, critique et autocritique.
Jeannelle, Jean-Louis. Le Monde, 12 mai 2025
https://www.lemonde.fr/livres/article/2025/05/12/essais-litteraires-aragon-critique-et-autocritique_6605487_3260.html?search-type=classic&ise_click_rank=1 - «Je suis plus armé et plus combattant que jamais»: quand Hugo inspirait Aragon
Clermont, Thierry. Le Figaro littéraire, 8 Mai 2025
https://www.lefigaro.fr/livres/je-suis-plus-arme-et-plus-combattant-que-jamais-quand-hugo-inspirait-aragon-20250504
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Aragon, une plume de combat sur tous les fronts antifascistes
Comme l'indique sa couverture, ce numéro des Annales, porte sur l'édition chronologique des articles et textes d’Aragon publiés dans les années 1936-1937 et comprend des textes et articles de : L’Humanité, Commune, Monde, Regards, Les Cahiers du bolchévisme, Literatournaïa gazeta, Soutes, Ce soir, Vendredi, Europe.
Mais aussi un article de Marie-Thérèse Eychart : «Lettres de Roger Vitrac à Elsa Triolet : feu et cendres d’une brève liaison»
Nicolas Devers-Dreyfus, dans L'Humanité Magazine du 31 Mai 2025 présente tout l'intérêt de cette période clé de la constitution d'un large front antifasciste autour du Front Populaire, du début de la rébellion franquiste et de la solidarité antifasciste avec le peuple de l'Espagne républicaine, des liens avec les écrivains de l'URSS, ... avec tous les débats qui sont soulevés et auxquels Aragon prend part. D'où tout l'intérêt de ce numéro des Annales avec les textes journalistiques du grand écrivain communiste au cours de ces deux années charnières 1936 et 1937:
Le numéro 26 des Annales de la Société des Amis d’Aragon et d’Elsa Triolet est disponible et peut être commandé aux éditions Manifeste: https://editionsmanifeste.fr/livre/annales26-2/
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42e Marché de la Poésie
du Mercredi 18 au Dimanche 22 juin 2025
Place Saint-Sulpice (Paris 6e)
Comme toutes les années antérieures, la Société des Amis de Louis Aragon et Elsa Triolet (SALAET) sera présente au Marché de la Poésie, vous trouverez à notre stand une table de littérature et nos publications.
Cette année, la poésie palestinienne est invitée d'honneur
Au programme des États généraux de la poésie: l'édition du poème
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A Lyon-Vaise ...

Jeudi 20 Mars 2025 à 19h
salle « l’Escale »
20 rue Mouillard – 69009 Lyon-Vaise
Une lecture intitulée « Conversation »
Textes d’Elsa Triolet et de Louis Aragon
puis de Gaëlle Joly Giacometti
lus par Gaëlle Joly Giacometti et Alain Saint Patrice
accompagnés par Fred, guitariste
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Soirée de solidarité, Vente aux Enchères et Lecture
À 20h30 sous la coupole de l'Espace Niemeyer (2 place du Colonel Fabien, 75019 Paris)
Dans la nuit du 9 octobre 2024, l’eau de la Rémarde pénétrait brutalement dans la Maison Elsa Triolet-Aragon. En quelques heures, le moulin de Villeneuve se trouvait inondé par plus d’un mètre d’eau. Dès lors, la maison des deux écrivains a dû fermer ses portes pour affronter la situation nouvelle. Le soutien que nous avons reçu a constitué une grande aide. Cependant, nous ne sommes pas encore au bout du chemin. C'est pourquoi, grâce au concours d'artistes amis de la Maison, nous avons le plaisir de vous inviter à une grande soirée de solidarité le 18 décembre prochain.
Une vente aux enchères d'œuvres d'art sera organisée au profit de la Maison Elsa Triolet-Aragon, suivie d'un moment de lectures autour des deux écrivains avec, notamment, Erik Orsenna et Ariane Ascaride. Un moment de partage et de poésie en présence de nombreux amis de la Maison Elsa Triolet-Aragon dont Bernard Lavilliers, membre de notre conseil d'administration.

Lecture d'Ariane Ascaride
Erik Orsenna, président de notre association, ouvrira ce deuxième temps de la soirée de solidarité consacré à Aragon et Elsa Triolet.
Au programme notamment, les comédiens Ariane Ascaride et François Marthouret, nous feront le très grand plaisir de prêter leurs voix aux mots d'Elsa Triolet et d'Aragon.
Un moment de partage et de poésie à ne pas manquer en présence de nombreux amis de la Maison Elsa Triolet-Aragon dont Bernard Lavilliers.
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2024 est un très bon millésime, avec des invités de marque à notre stand !
Beaucoup de visiteurs et de livres vendus.
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Salon L'Autre Livre 2024
Cette année encore, nous serons présents au salon international de l'édition indépendante L'Autre Livre, au Palais de la Femme
à Paris, 11° arrondissement, les 8, 9 et 10 novembre.
Nous aurons le plaisir de vous accueillir dans le secteur C6-C7.
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- La SALAET aux Rencontres d'Automne à Vitry
- Août 2024: Dernières publications
- Les Chevaux de Géricault et Aragon
- Hommage à Aragon par Ferré et Ferrat
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- Hommage de Rima Abdul Malak à Jean Ristat
- Bagnols-sur-Cèze : à chacun son Aragon
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- Aragon, la Résistance et des lycéens de Quimper
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- Assemblée Générale de la SALAET
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